Etude 007: La stabilité en crawl
         
        Voici une photo très belle au niveau de la prise de vue, de face et juste sous la surface, et également très instructive techniquement : parlons stabilité du corps en crawl...
         
        La photo
         
         
         
         
        Commentaires
         
        • Voici 2 nageurs photographiés sous l'eau, de face. L'homme et la femme rampent... pardons, crawlent (tout ceci n'est qu'une question de traduction !). C'est visiblement l'entraineur (à gauche) qui analyse "en direct" les mouvements de son élève (à droite).
        • La stabilité du corps en crawl peut s'exprimer sur 2 axes: l'axe longitudinal (de la tête aux pieds, sur la longueur du corps) et les axes transversaux (rotations au niveau des hanches et des épaules principalement). La première permet un positionnement correct du corps bien à l'horizontal, donc une bonne flotaison. La seconde est plus simple à controler, mais également plus technique. Voyons ce qu'elle induit, car c'est très net sur cette photo:
        • Les hanches doivent etre et rester bien stables, à l'horizontal, et ne pas "vriller" suivant les mouvements des jambes (les battements ont tendance à les déséquilibrer). Cette stabilité est bien nette chez l'entraineur, mais n'est pas encore bien maitrisée chez l'élève.
        • Au niveau des épaules, c'est plus complexe: si elles doivent etre également bien à l'horizontal durant l'expiration, elles doivent s'ouvrir en effectuant un mouvement de rotation du côté ou le nageur inspire (pour minimiser la torsion de la tête) : l'une des épaules s'enfonce dans l'eau, alors que l'autre remonte. Sur ce point également, l'entraineur a les épaules bien "à plat" (puisqu'il n'est pas en phase d'inspiration), mais l'élève ne les a pas encore re-stabilisées.
        • Autre détail: l'entrée de la main dans l'eau en début du cycle aquatique doit se situer bien en face de l'épaule, et la prise d'appui doit etre faire très tôt. C'est bien le cas chez l'entraineur, mais le déséquilibre des épaules de l'élève induisent un enfoncement trop important de la main, qui n'a pas encore terminé sa prise d'appui.
        • Enfin, si l'on n'inspire pas, on doit expirer (bouche ET nez, très visible chez l'entraineur): l'élève ne fait visiblement ni l'un ni l'autre, un devra travailler à éliminer ces "micro-blocages" de la respiration. Gagons qu'une fois arrivés au bout de la longueur, le dé-briefing sera riche en enseignements...
         
        (Source: Nager. Photo: Inconnu)