La contention a pour effet de réduire le calibre des veines sous-jacentes. Elle se fait au moyen de bandes (amovibles ou non, élastiques ou non), de bas collants, dont la force de pression est choisie en fonction de la sévérité et de la cause de l'insuffisance veineuse.
Au premier stade de la maladie veineuse, le port de collants de classe-I suffit. Autrefois très inesthétique, leur aspect a aujourd'hui changé et de nombreux coloris sont proposés.
Pour renforcer la prévention, il est conseillé d'éviter si possible les facteurs extérieurs qui entretiennent ou aggravent la maladie. Ainsi, il convient d'éviter la station debout prolongée, le port des vêtements trop serrés tant au niveau abdominal (gaines, bandages herniaires) qu'au niveau des membres (chaussettes trop serrées), l'obésité, les bains de soleil et les ''coups de soleil''.
Il est recommandé de pratiquer la marche, la natation, la gymnastique rééducative contrôlée, les cures de déclive -jambes en hauteur-, la gymnastique respiratoire, le port de semelles orthopédiques.
Il existe différents médicaments pour l'insuffisance veineuse, les phlébotoniques. De façon générale, ils sont d'autant plus efficaces qu'ils sont prescrits précocément au cours de la maladie.
Ils permettent de diminuer la douleur, la sensation de pesanteur, les crampes nocturnes mais aussi l'oedème des chevilles. Ils ont en outre un effet préventif. Ils doivent être pris régulièrement par cures de un à trois mois.
L'insuffisance
veineuse est une maladie fréquente qui touche un Français
sur trois. Les femmes sont de loin les plus concernées (six femmes
pour un homme) notamment au cours de la grossesse et au stade de la ménopause.
Les modifications hormonales qui apparaissent à ces époques
sont à l'origine de l'apparition ou de l'aggravation de la maladie
veineuse.